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On charge une batterie au plomb en lui appliquant un courant continu d’une valeur quelconque (sous réserve de limite technologique liée à la batterie elle-même ou à ses connexions), pourvu qu’elle n’entraîne pas aux bornes de la batterie l’apparition d’une tension supérieure à 2,35-2,40v/élément (valeur à 25°C)
L’application de cette règle conduit à constater dans la pratique deux phases de charge :

  1. La phase dite CC (courant constant) au cours de laquelle la tension par élément est inférieure à 2,35v malgré l’application du courant maximum dont est capable le chargeur : le courant est déterminé par le chargeur, est la tension par la batterie. La tension aux bornes de chaque élément augmente au fur et à mesure que la batterie se recharge.
  2. La phase dite CV (constant voltage ou TC tension constante), dite aussi «phase d’absorption » commence des que la tension par élément atteint la valeur de 2,35v/élément puisque l’application de la consigne ci-dessus conduit le chargeur (son système asservi le transformant en un générateur de tension) à ajuster le courant de telle sorte que la tension reste égale à 2,35v/élément alors que la batterie continue de se charger.
    Le courant au cours de cette phase est donc une fonction décroissante du temps. Il tend théoriquement vers 0 asymptotiquement.

En fin de charge, le courant en phase CV ne s’annule pas.
Il se stabilise à une valeur faible, mais non nulle qui n’accroît plus l’état de charge, mais électrolyse l’eau de l’électrolyte.
On préconise donc d’interrompre la charge, ou si l’on veut appliquer une charge permanente (dite d’entretient ou de « floating », afin de compenser le phénomène d’autodécharge), de baisser la tension de consigne à une valeur de l’ordre de 2,3v / élément.

La charge CC / CV s’est généralisée, car elle seule permet de charger à fort courant (donc rapidement) sans endommager la batterie. Ce mode de charge est utilisé dans toutes nos automobiles : en phase CC, le courant de charge dépend essentiellement de la vitesse de rotation de l’alternateur (et donc du moteur).
En phase CV, la tension de consigne est maintenue par l’asservissement que constitue le régulateur de tension.
Celui-ci diminue en effet le courant d’excitation de l’alternateur, de façon à ce que le courant de sortie de l’alternateur n’ait jamais pour résultat une tension supérieure à 2,35 v / élément (avec une légère correction en fonction de la température).
Lorsque dans le cas des chargeurs bon marché, on ne dispose pas d’un chargeur capable de limiter sa tension à la valeur de consigne correspondant à 2,35v/ élément, on recommande de limiter le courant de charge à par exemple 10% de la capacité de la batterie afin de minimiser les conséquences dommageables du dépassement de tension qui risque de se produire en fin de charge.